Obamarama

La Convention Nationale Démocrate a suivi les Jeux Olympiques cette semaine comme spectacle numero uno à la télé aux USA. Je ne vais pas parler de la politique puisque mon but ici est de parler de l’art et des musées mais quelque chose m’a frappé ce matin en écoutant la radio et c’est que les enjeux de l’authenticité et la reproduction de l’objet sont toujours percutants de nos jours. Walter Benjamin dans son essai L’oeuvre d’art dans l’époque de sa reproduction mécanisée parle de l’authencité de l’objet, de son pouvoir sur l’individu grâce à un certain aura de l’objet : un objet original est à la fois une chose et un porteur de sa propre situation historique.

Eh bien, figurez-vous que jeudi soir après la Convention Nationale il y avait des gens qui ramassaient tout ce qu’ils pouvaient (des confetti, des drapeux, des affiches, même des verres en plastique!) pour garder un objet fétichiste de la soirée historique.

En même temps nous avons un exemple de ce qui hantait Benjamin dans son essai : l’artiste de rue Shepard Fairey qui a fait la fameuse image d’Obama avec le mot HOPE commence à se désespérer (et pour cause) parce que la grande machine de marketing américain a saisi cette image sans son accord pour vendre tout ce qu’on peut imaginer. Cliquez ici pour écouter l’interview avec l’artiste.

Dans un étrange renversement, les verres en plastique sont devenus des objets uniques et fétichistes en même temps qu’un oeuvre d’art de rue devient de plus en plus un objet banal.


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